Espagne: manifestations pour les droits des femmes et contre la guerre au Moyen-Orient
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues partout en Espagne dimanche pour réclamer l'égalité et la fin de la violence contre les femmes à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, lors de manifestations qui ont également dénoncé la guerre au Moyen-Orient.
Des manifestations ont notamment eu lieu à Madrid, Barcelone, Valence, Séville, Grenade, Bilbao ou encore Saint-Sébastien.
"Féministes antifascistes contre la guerre impérialiste", "face à la barbarie patriarcale, féminisme internationaliste" ou encore "Non à la guerre" étaient quelques-uns des slogans visibles par exemple à Madrid.
Dans certaines villes, comme dans la capitale espagnole, deux marches féministes divergentes ont été organisées : sur les droits des personnes transgenres et la légalisation ou la régularisation de la prostitution.
Les deux manifestations de Madrid se sont déroulées à proximité l'une de l'autre dans le centre-ville. Plusieurs ministres y ont participé.
"Les problèmes les plus urgents à résoudre sont "l'égalité salariale, le harcèlement et, dans mon pays, la violence sexiste, car on tue les femmes parce qu'elles sont des femmes", a déclaré à l'AFP Alexa Rubio, une Mexicaine de 30 ans résidant en Espagne.
"Beaucoup de gens soient "indifférents" à la violence contre les femmes "parce que rien ne leur est arrivé" dans leur entourage, a déploré sa compatriote Andrea Ricart. "Il faut que quelqu'un soit tué pour que les gens deviennent sensibles à ces questions", a-t-elle encore dénoncé.
La deuxième vice-présidente du gouvernement, Yolanda Díaz, a demandé aux féministes de "faire un pas en avant" contre la guerre menée par les États-Unis et Israël à l'Iran.
"Il est en notre pouvoir d'arrêter la guerre, d'arrêter la barbarie et de gagner des droits. Nous nous proclamons en défense de la paix, en défense du peuple iranien, en défense des femmes iraniennes", a déclaré Mme Díaz à la presse.
Si de nombreux hommes ont participé aux marches dans la capitale, dans la ville galicienne de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest), seules les femmes étaient invitées.
Le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sánchez, a publié un message sur les réseaux sociaux faisant allusion de manière voilée à la progression électorale de l'extrême droite.
"Nous le disons haut et fort. Nous ne laisserons pas la haine remplacer les droits et nous ne normaliserons pas l'inégalité", a déclaré M. Sánchez.
W.Hansen--BlnAP