Report de la mission SMILE de l'Agence spatiale européenne
L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé le report de la mission SMILE, destinée à observer les vents solaires qui frappent le champ magnétique de la Terre, alors que le lancement du satellite était prévu jeudi.
Vega-C, le lanceur léger de l'ESA, devait initialement décoller du centre spatial de Kourou en Guyane, avec à son bord le satellite SMILE (pour Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer) dans le cadre d'une mission élaborée et réalisée en collaboration entre l'ESA et l'Académie chinoise des sciences (ACS).
Mais le lancement a été reporté "à une date ultérieure", en raison "d'un problème technique survenu sur la chaîne de production d'un composant du sous-système après l'intégration du lanceur VV29", indique l'instance sur son site internet, renvoyant vers un communiqué identique d'Avio, l'entreprise aérospatiale italienne maître d'oeuvre du programme spatial Vega.
Les vents solaires naissent des éjections de masse coronale (CME) qui se produisent à la surface du Soleil. Ces éjections de plasma provoquent des flux de particules qui se propagent ensuite jusqu'à la Terre, à une vitesse pouvant atteindre deux millions de kilomètres par heure.
Au contact du champ magnétique de notre planète, qui agit comme un bouclier, ces flux sont en grande partie détournés. Mais des particules chargées pénètrent tout de même dans notre atmosphère et interagissent alors avec les particules de l'atmosphère, pour engendrer le phénomène bien connu des aurores boréales.
Quand ces vents sont particulièrement forts, ils peuvent entraîner des tempêtes solaires et constituer un danger pour les satellites ou les autres éléments gravitant dans l'espace, comme la Station spatiale internationale (ISS). Ils dérèglent aussi nos systèmes de télécommunications.
Mieux définir les modèles qui régissent cette météo spatiale constitue donc un enjeu crucial de sécurité pour ces installations, ainsi qu'un objectif scientifique d'intérêt primordial.
I.Pfeiffer--BlnAP