Toujours des blocages de lycées au lendemain de la cinquième journée de mobilisation
Des lycées et universités sont encore bloqués mercredi matin au lendemain de la cinquième journée de mobilisation des lycéens, dont l'une des organisations appelle, avec quelques syndicats d'étudiants, à rejoindre le mouvement des gilets jaunes samedi.
Des établissements sont notamment bloqués à Paris, dont les lycées Voltaire et Hélène-Boucher, ce dernier bloqué par une quarantaine d'élèves, a constaté l'AFP. Même chose à la cité scolaire Balzac, selon un autre journaliste de l'AFP. La direction a annoncé une nouvelle fois la suspension des cours en présentiel, pour le lycée comme pour le collège, en raison "des difficultés d'accessibilité" et afin "de garantir la sécurité des élèves et du personnel".
"Aujourd'hui est un moment charnière, (...) nous rencontrons demain après-midi (les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur), M. (Edouard) Geffray et M. (Philippe) Baptiste", et "on va voir s'ils vont nous annoncer, une bonne fois pour toutes, des choses concrètes, parce que jusqu'ici, on n'a eu que des miettes", a dit mercredi sur franceinfo Pierre Sourzat, président de l'organisation Les Lycéens !.
Les lycéens demandent un investissement massif de 10 milliards d'euros. "Chaque euro investi dans un élève, un étudiant, rapportera à la société, c'est vital", a-t-il encore plaidé.
Les organisateurs du mouvement n'appellent pas à un acte VI jeudi, mais l'Union syndicale des lycéens, par la voix de son président Ryad Rani, a appelé à poursuivre les blocages. "Nous on sera toujours là, on sera présents sur les blocus", a-t-il dit mardi soir.
Il a appelé comme plusieurs organisations à rejoindre, samedi 17 octobre, la "grande manifestation" des "gilets jaunes". "Le mouvement s'intensifie, il y a une vraie convergence et on s'en réjouit", a-t-il ajouté.
"C'est très bien que ce soit un samedi, comme ça, ça permet que tous les Français et les Françaises viennent", a aussi dit Sabrine Kharbach, de l'Union étudiante.
A Strasbourg, les cours ont repris au lycée Kléber, où des affrontements avaient eu lieu entre lycéens et forces de l'ordre ces dernières semaines. "On a obtenu des choses, des profs remplaçants, on n'a pas protesté pour rien", juge auprès de l'AFP Bilel, 15 ans, qui n'ira "pas manifester samedi" car "c'est trop dangereux".
"Il y a encore de la colère, mais globalement on veut que les choses se calment maintenant", a dit Marie, 17 ans, qui a toutefois "du mal à digérer" la "violence de la police", et "pense aller manifester samedi", même si elle a "un peu peur".
Z.Franke--BlnAP