Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
Le roi Charles III fait escale vendredi aux Bermudes, territoire britannique dans l'océan Atlantique, après une visite d'Etat marathon aux Etats-Unis ayant oeuvré à resserrer les liens entre Washington et Londres mis à l'épreuve par la guerre en Iran.
Ce séjour sur l'archipel - sans la reine Camilla qui l'accompagnait aux Etats-Unis - marque la première visite de Charles dans un territoire ultramarin britannique en tant que roi.
Il y a été accueilli jeudi par le Premier ministre David Burt sur le tarmac de l'aéroport de Hamilton, la capitale.
Dans le sud-ouest des Bermudes vendredi, Charles a assisté à des danses traditionnelles connues sous le nom de "gombey". Des danseurs masqués aux costumes colorés et aux couvre-chefs à plumes tout en hauteur perpétuent un folklore aux influences africaines, amérindiennes et caribéennes.
Les masques peints viennent du temps de l'esclavage, quand il était interdit aux esclaves de danser en public et qu'ils dissimulaient ainsi leur identité. Les tenues portent aussi des clochettes symbolisant les chaînes qui les entravaient.
Peu avant son départ des Etats-Unis la veille, Donald Trump a salué en Charles III "un roi formidable - le plus formidable des rois, à (son) avis" depuis la Maison Blanche.
- Whisky écossais -
Plus tard dans la journée, le président américain a annoncé supprimer les droits de douane sur le whisky écossais "en l'honneur du roi et de la reine du Royaume‑Uni".
"Le roi et la reine m'ont amené à faire quelque chose que personne d'autre n'avait réussi, pratiquement sans le demander !", a-t-il lancé sur sa plateforme Truth Social.
Fasciné par la monarchie et son faste, Donald Trump a reçu le souverain britannique et la reine Camilla avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, coups de canon, survol de la Maison Blanche par des avions de combat et dîner de gala.
Le temps fort de cette visite d'Etat, entre Washington et New York essentiellement, a été le discours de Charles III devant le Congrès américain mardi. Un moment rare: il est seulement le deuxième souverain britannique à s'y être exprimé après Elizabeth II, sa mère, en 1991.
Le discours du roi a été chaleureusement reçu, même s'il a abordé des sujets sensibles pour les soutiens républicains de Donald Trump, en appelant à faire preuve d'une "détermination sans faille" pour la défense de l'Ukraine ou encore en évoquant l'équilibre des pouvoirs et le changement climatique.
Au moment où la relation entre Londres et Washington connaît des turbulences, autour de la guerre en Iran en particulier, il a exhorté les deux pays à défendre leurs valeurs communes et à résister aux appels à se replier "toujours davantage sur eux-mêmes".
Z.Mertens--BlnAP