Le cyclone Arnab fait trois morts dans le sud-est de l'Inde
Le cyclone Arnab, accompagné de vents violents et de pluies torrentielles, a commencé à faiblir après avoir balayé le littoral du sud-est de l'Inde, où il a fait trois morts.
Le cœur de la tempête, qualifiée de "très sévère" par le service météorologique (IMD), est centré sur l'extrême-sud de l’État de l'Andhra Pradesh, avec des vents soufflant en rafales jusqu'à 150 km/h.
Des pluies torrentielles ont été enregistrées, avec jusqu'à 30 cm de précipitations dans certaines régions des États de l'Andhra Pradesh et de l'Odisha, a indiqué l'IMD.
La tempête devait perdre progressivement en intensité dans l'après-midi pour être reclassée en "dépression sévère".
"Trois personnes sont décédées et 31 habitations ont été endommagées', a déclaré à la presse Narendra Singh Bundela, de la Force nationale indienne d'intervention en cas de catastrophe (NDRF).
L’État de l'Andhra Pradesh a été le plus durement touché et "nous redoutons des conséquences plus importantes avec des précipitations qui continuent", a-t-il ajouté.
En prévision de l'arrivée d'Arnab, les autorités de cet État et de celui, voisin, de l'Odisha, avaient procédé à l'évacuation dès mardi de près de 100.000 personnes riveraines des côtes de l'océan Indien.
"Nos maisons sont inondées et nous sommes obligés de rester (les pieds) dans l'eau", a témoigné Rajeshwari, 65 ans, qui n'a donné que son prénom après avoir été évacuée vers un centre d'hébergement près de Kakinada, située à proximité de la zone où la tempête a touché terre.
Mercredi, les habitants de cette ville portuaire de l'Andhra Pradesh sont sortis dans les rues inondées pour constater des dégâts limités.
"Pas trop de dégâts" -
"Dieu merci, il n'y a pas trop de dégâts à cette heure", a témoigné un commerçant de Kakinada, Hussein, 43 ans.
Sadiq, 40 ans, a affirmé à l'AFP que "beaucoup d'habitants ont quitté leur maison et se sont réfugiées dans des endroits plus sûrs".
Les cyclones sont une menace récurrente dans le golfe du Bengale et le nord de l'océan Indien.
Mais la saison des tempêtes est particulièrement intense cette année, renforcée par un phénomène météorologique El Niño surpuissant.
"Il peut jouer un rôle important dans l'amplification des effets du cyclone Arnab. Les températures de la mer sont déjà supérieures à la normale. Une atmosphère plus chaude contient davantage d'humidité (...) et favorise des précipitations plus intenses", a déclaré Akshay Deoras, chercheur au centre des sciences atmosphériques de l'université de Reading, au Royaume-Uni.
Au Népal, l'autorité en charge de la gestion des catastrophes a lancé une alerte mardi, avertissant que Arnab devait progresser vers l'intérieur des terres en direction de l'Himalaya, probablement dans la nuit de jeudi à vendredi.
Elle s'accompagnera de fortes précipitations et d'un "risque élevé de chutes de neige abondante, de tempêtes de neige et d'avalanches", a-t-elle précisé.
Le Népal se remet à peine de la crue meurtrière du 26 août, provoquée par l'effondrement d'un glacier et d'un pan de montagne, qui a tué plus de 1.400 personnes et fait plus de 5.000 disparus.
A.Freund--BlnAP