La quarantaine levée pour presque tous les passagers du navire touché par l'hantavirus
Presque tous les passagers et membres d'équipage du navire de croisière frappé par une grave épidémie de hantavirus, qui avaient dû se placer en quarantaine aux Pays-Bas, sont désormais autorisés à rentrer chez eux, a déclaré jeudi le chef de l'OMS.
Douze cas confirmés et un cas probable liés au MV Hondius ont été recensés, dont trois décès, lors d'une flambée qui a déclenché une alerte sanitaire internationale.
Le navire battant pavillon néerlandais avait quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril, faisant escale sur des îles isolées de l'Atlantique Sud avant de remonter vers le Cap-Vert puis Tenerife, dans les îles Canaries espagnoles, où les passagers restants ont été évacués.
Le navire de croisière d'exploration polaire a accosté le 18 mai dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas, le plus grand port d'Europe, avec un équipage réduit contraint à plusieurs semaines de quarantaine.
"Presque tous les passagers et membres d'équipage du MV Hondius qui ont été placés en quarantaine aux Pays-Bas sont désormais autorisés à rentrer chez eux, y compris les non‑ressortissants", a indiqué sur X Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l'Organisation mondiale de la santé.
Il a précisé que "sans nouveau cas signalé ni décès rapporté depuis le 2 mai, la situation demeure stable".
Le 30 mai, le navire a été autorisé à reprendre la mer après des opérations de nettoyage et de désinfection.
Et le 8 juin, Sainte‑Hélène, où de nombreux passagers avaient débarqué, a annoncé la fin de l'incident majeur lié au hantavirus déclaré sur cette île britannique isolée, qui abrite une communauté soudée d'environ 4.400 personnes.
"Toutes les personnes identifiées comme contacts et tenues de s'isoler ont désormais achevé avec succès leur période d'isolement obligatoire de 42 jours", a indiqué le gouvernement de l'île, en précisant qu'"il n'existe plus aucun risque pour la population".
Transmis par les rongeurs, le hantavirus est un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. L'espèce andine responsable de l'épidémie à bord du Hondius est la seule souche de hantavirus connue pour pouvoir se transmettre d’un être humain à l’autre.
S.Roth--BlnAP